Band of brothers mar16

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Band of brothers

Un album de composé. Un autre en cours.

Avant de me lancer dans une carrière solo, j’étais dans des groupes. Comme dit Lisa « tout le monde est dans un groupe ». Les miens étaient un peu différents : un travail titanesque et des sacrifices considérables consentis pour porter ces musiques à des hauteurs ambitieuses, et toujours l’échec à la fin,  le coitus interruptus, la chûte, due à  mon manque de discernement dans mes associations. On apprend.

On apprend et on ne refait pas les mêmes erreurs.

Et pendant qu’on digère la leçon et que la vie continue, différemment, on croît, on grandit, et d’autres projets s’imposent.

Le piano solo est pour moi un moyen d’expression qui me permet surtout de me gaufrer seul si j’échoue, et de ne m’en prendre qu’à moi-même.

J’en suis donc là : 1,5 album. C’est bien, compte tenu du peu de temps que j’ai à consacrer à la compo en ce moment, et qui se prend au détriment d’un temps que je ne peux plus consacrer à la pratique. Ca viendra, prochainement, je ne serai plus obligé de faire le choix entre les deux et d’alterner les périodes sur mon instrument.

C’est bien mais ce n’est pas fini. Ca tombe bien, j’ai beaucoup à dire. J’ai tellement hâte de défendre ma musique sur scène !

Et puis on croise des gens, comme en ce moment, où je côtoie des musiciens remarquables, que j’admire pour certains depuis des années, d’autres de leur sphère que je découvre, avec lesquels nous partageons des influences, un esprit, une approche et une force de travail. Le courant passe, et l’inspiration me submerge. Nouvelles compositions, nouvelles musiques, nouveau style.

« Et si nous faisions un disque ? »  leur ai-je demandé hier soir.

Tout le monde est d’accord.

Depuis ce matin, mon cerveau n’est qu’une cocotte-minute où des textures, des sons, des couleurs nouvelles se concoctent. Quelle joie ! Quelle joie féroce de ressentir cela, cette vie, cette création qui ne demande qu’à exister, en plus de ce que je vis déjà en solo.

C’est ça qui est magnifique : ce n’est pas soustractif, c’est additionnel. D’autres champs musicaux.

C’est trop chaud pour en parler maintenant, donner des noms. Je vais proposer des morceaux, des structures, des grilles, les soumettre, une chanteuse, deux chanteurs, des multi-instrumentistes reconnus, un producteur. On va voir comment ça avance, où ça avance. Si ça avance.

Au pire, j’aurai de la matière pour de la musique, pour du sens. Mais ça va avancer. Je le sens. Je vais réaliser un de mes rêves, travailler avec eux.

Apporter ma pierre.